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Divination & Antiquité

Antiquité européenne : oracles, présages et décisions publiques

Dans le monde grec et romain, la divination est au cœur de la vie religieuse et politique. Les cités consultent des oracles, comme la fameuse Pythie de Delphes, avant de partir en guerre, de fonder une colonie ou de réformer leurs lois. Les particuliers interrogent aussi les dieux pour leurs affaires familiales, matrimoniales ou leurs voyages. Rêves inspirés, tirages de sorts, observation des oiseaux, interprétation des entrailles d’animaux : autant de procédures codifiées pour tenter de réduire l’incertitude et "mettre la chance de son côté".

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Chine ancienne : la divination institutionnelle au service du pouvoir

Dans l'Empire du Milieu, dès la dynastie Shang, des os et des carapaces de tortues sont utilisés pour des pratiques de pyromancie. On y grave des questions portant sur les récoltes, les guerres, la santé du roi ou les sacrifices à accomplir, puis on les soumet au feu : les craquelures produites servent de support à l’interprétation. Ces « os oraculaires » constituent l’un des plus anciens corpus écrits connus et témoignent d’un usage intensif et institutionnel de la divination au service du pouvoir.

Mésoamérique : calendriers sacrés, calcul du temps et lecture du destin

De l’autre côté du globe, les grandes civilisations mésoaméricaines, notamment les Mayas et les Aztèques, élaborent des calendriers complexes où le temps n’est pas seulement compté, mais qualifié. Un cycle sacré de 260 jours (tonalpohualli) sert à choisir les jours propices pour les semailles, la guerre, les rituels, ou encore pour nommer un enfant selon les influences supposées de sa date de naissance. Des spécialistes, parfois appelés « gardiens des jours », interprètent ces combinaisons temporelles comme autant d’indices sur le destin des personnes et des communautés.

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